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On se retrouvera de Madeleine Goldstein

On se retrouvera de Madeleine Goldstein, aux Éditions Archipoche

Quatrième de couverture :

Trois mois de détention dans les geôles de Fresnes, trois jours de convoi de Drancy à Auschwitz dans le même wagon à bestiaux, trois secondes pour s’étreindre : « On se retrouvera… ». Jacques et Madeleine Goldstein n’ont pas vingt-cinq ans, le 1er mai 1944, lorsqu’ils sont séparés sur la rampe de Birkenau. Piégés par la Gestapo pour faits de Résistance, ils sont coupables, aux yeux de l’Allemagne nazie, d’un délit inexpiable : être nés juifs. S’ils doivent un jour se retrouver, ce sera dans l’autre monde… Mais parce qu’ils s’aiment, et parce qu’une petite fille de quatre ans les attend à Lyon, cachée par une nourrice, Jacques et Madeleine vont tenir. Au nom de tous les autres, ils s’extrairont de la machine de mort et d’humiliation. Pour se retrouver, après douze mois en enfer. Broyés, mais vivants. Ce livre est le récit de la jeunesse, du combat, de l’épreuve et des extraordinaires retrouvailles de deux « gamins de Paris » que rien ne destinait à défier l’innommable.

Mon opinion :

On dit souvent qu’il y a un temps pour tout. Ce livre j’ai commencé à le lire il y 2 ans, et à la page 81, j’avais laissé tomber ma lecture car je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire. Mais je me fais toujours un devoir de lire les livres que j’achète, il avait donc réintégré ma PAL. Et j’ai bien fait, je l’ai dévoré, je me suis attaché à Madeleine et Jacques, j’ai été peinée et choquée de ce qu’ils ont traversé. C’est écrit avec vérité sans fausse pudeur de ce qu’ils ont vécu, on ressent l’amour que se porte ce couple hors du commun. Un témoignage bouleversant qui devrait faire taire les négationnistes, on devrait proposer la lecture de ces ouvrages à nos collégiens pour qu’ils prennent conscience des actes qu’ils peuvent parfois avoir. Cette citation p.184 du livre résume très bien l’histoire : Comme devait l’affirmer, plus tard, un témoin : « Celui qui n’a pas vu Auschwitz ne connaît pas Auschwitz ; mais celui qui y est entré n’en sortira jamais. »

Citation :

– Nous avons brisé la chaîne du malheur. Nous sommes la preuve que tout peut arriver. Oui, tout. Même le meilleur.p22

— Geneviève Anthonioz-de Gaulle qui s’adresse à Madeleine : Vous verrez, après la guerre, ce sera différent. Autrement dit : « L’antisémitisme aura disparu. » Belle espérance déçue, apparemment. Car soixante ans après Hitler, il me semble que l’antisémitisme est toujours là, et qu’il ne disparaîtra pas de sitôt. p90

— Cette scène représente ce que j’ai pu appeler tantôt ma « première vaccination », tantôt mon « dépucelage ». J’étais bel et bien en train de perdre mon innocence. Et mes toutes dernières illusions n’allaient pas tarder à voler en éclats.p107

— Les Ukrainiennes m’avaient adoptée. Elles avaient enfin trouvé, dans cet univers misérable, une prisonnière qu’elles pouvaient à bon droit regarder comme inférieure ; j’étais devenue leur Juive.p135

 

 

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