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TA NOUVELLE VIE COMMENCE ICI, EXTRAIT N° 4

Son train était annoncé sans retard, elle monta dans le wagon, une fois sa place trouvée, elle se cala dans son siège. Elle était heureuse d’en avoir fini et de ne revenir que dans un mois. Elle avait affiné avec Didier les petits détails qui avaient posé problème dans leur nouvelle organisation de travail. Alex l’avait accompagnée à la gare, ils avaient pu discuter de ses sentiments pour Erwan. Alex avait cette part de féminité qui manquait à Didier, cela se ressentait dans leur couple. Elle éprouvait un pincement au cœur de les laisser mais aucun regret de quitter Paris.

Elle devait arriver en milieu d’après-midi à Paimpol. La veille, Erwan avait téléphoné, ils avaient parlé pendant plus de quatre heures. Chacun s’était un peu dévoilé et la conversation avait vite pris un chemin coquin. Erwan lui avait promis une surprise à son retour, elle rêvassait à ce que cela pourrait être quand le train démarra enfin. Elle sortit ses dossiers pour travailler, elle souhaitait profiter au maximum de sa soirée.

Il était là, à l’attendre avec Câline, accoudé au muret de l’embarcadère. La chienne se jeta sur sa maîtresse pour lui faire une fête endiablée, preuve qu’elle s’était remise de sa mésaventure. Une fois l’animal calmé, elle le regarda. Elle s’avança vers lui, lâcha son sac ; il fit les trois pas qui les séparaient, la saisit par la taille, glissa sa main dans ses cheveux et prit possession de ses lèvres. Elles étaient douces et chaudes, Solène laissa cette chaleur pénétrer en elle, elle était chez elle.

Ils n’avaient pas encore échangé un mot, il l’aida à monter à bord du bateau et démarra. Elle s’assit près de lui et se blottit dans ses bras. Ils n’avaient pas la nécessité de parler pour se comprendre. Ils avaient besoin de ce silence pour se rejoindre et renouer les fils de leur liaison.

Une fois à quai, les amarres solidement fixées, la météo annonçait un coup de vent force 5, il lui saisit la main et rompit le silence :

— Raconte-moi tout, Paris ne t’avait pas trop manqué ? Alors qu’ils s’installaient à bord du tracteur.

— Oh que non ! C’est curieux comme le corps s’acclimate vite à un autre rythme de vie. J’avais l’impression d’être un ovni. J’avoue que tu as gagné, ton île est un paradis sur terre, se moqua-t-elle.

— Je te dépose chez toi ? interrogea-t-il.

— Je veux bien, tu peux rester ou tu as des choses à faire ? s’inquiéta-t-elle.

— J’ai tout bouclé ce matin pour être disponible pour toi, je peux rester, dit-il, soulagé qu’elle lui ait posé la question.

— Toute la nuit aussi ? plaisanta-t-elle.

— Oui, tu m’as manqué, répondit-il en arrêtant son tracteur afin de l’embrasser.

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