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La vie enfuie de Martha K, d’Angélique BARBERAT

La vie enfuie de Martha K, d’Angélique BARBERAT aux Éditions Michel LAFON.

Quatrième de couverture :

Un froid glacial la tire de l’inconscience. Autour d’elle, des parois métalliques et sales. La jeune femme ne sait pas comment elle est arrivée là et, pire, elle ne sait pas qui elle est.
Après des semaines, elle apprend qu’elle se prénomme Martha, qu’elle est Française, mariée et mère d’un petit garçon. Personne ne peut expliquer pourquoi elle se cachait dans la remorque de ce camion, à la frontière entre l’Allemagne et la Pologne. Elle moins que les autres, car son amnésie est totale. Et quand elle revient dans leur maison sur les bords du lac d’Annecy, elle découvre sa vie passée.
Mais elle ne se reconnaît pas dans la femme qu’on lui décrit. Une part d’elle-même a disparu, Martha en est certaine. Alors elle va enquêter. Que faisait-elle sur cette route lointaine, un matin de janvier ? Est-ce qu’elle fuyait ? Pourquoi n’avait-elle sur elle qu’un tube de rouge à lèvres ? Pourquoi, surtout, le sentiment que quelque chose – ou quelqu’un – lui manque atrocement est-il aussi ancré en elle ?

Mon opinion :

Dès les premières lignes, une sensation de malaise, désagréable que je n’arrive pas à définir et qui augmente page après page. C’est intrigant. Que cache donc cette Martha ? Je découvre Matha et son mal d’identité, son mari un tantinet psychorigide, sa belle-mère insupportable et ses deux merveilleux enfants. Je m’attache très vite à tout ce petit monde. Je dois admettre que la première partie du roman est un peu longuette et répétitive, on nous rabâche les états d’âme de Martha face à son amnésie, et les circonstances de sa mystérieuse disparition, ainsi que celle qu’elle était avant.

Et paf ! Vous arrivez à la moitié du livre et là, vous le dévorez, vous êtes tenus en haleine, vous basculez dans un thriller psychologique où vous soupçonnez tous les protagonistes. Et puis, sur un nom, des souvenirs reviennent et bousculent toutes les certitudes de Martha.

La fin du roman nous offre un dénouement surprenant, plein de rebondissements, une fin comme je les aime. Un joli petit clin d’œil est fait à Bertrand et Lola, que l’on croise dans ce roman.

Citation :

— p90 : Je ne joue pas à l’amnésique, je le subis.

— p196 : J’étais comme Alice au pays des merveilles, je rétrécissais sans le vouloir, j’avançais dans un monde dont les codes me filaient entre les doigts.

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