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Ils ont laissé papa revenir de Toni Maguire

Ils ont laissé papa revenir de Toni Maguire, aux Éditions City/Le livre de poche.

Quatrième de couverture :

Elle pensait enfin être protégée des agressions physiques et psychologiques subies depuis sa petite enfance. Elle se trompait.
Toni Maguire, auteur du best-seller Ne le dis pas à maman, poursuit le récit de son enfance, racontant sa terrible vérité. Le père de Toni a abusé d’elle dès l’âge de six ans et ce crime n’a été révélé que lorsqu’elle est tombée enceinte et a dû se faire avorter.
C’est grâce au témoignage difficile de Toni que cet homme qui lui a fait tant de mal a été emprisonné. Enfin, elle a cru pouvoir vivre normalement. Jusqu’au jour où son père, sorti de prison, est revenu à la maison.

Mon opinion :

Accrochez-vous, ce n’est pas une lecture facile. Elle n’est pas facile dans le sens où l’histoire est sordide, où l’injustice est flagrante et où on est profondément choqué par les gens et par le système. J’avais lu le premier livre « Ne le dis pas à maman », il y a plus de 5 ans, c’est le temps qu’il m’a fallu pour oser affronter la suite de l’histoire d’Antoinette. Le récit se passe dans les années 60 en Irlande. Antoinette subit les viols répétés de son père depuis l’âge de 6 ans, sa mère le sait et ne dit rien, car elle a le syndrome de la famille parfaite, et du « qu’en-dira-t-on ». Antoinette tombe enceinte à 14 ans, sa mère l’envoie chez le médecin qui lui pratique un avortement clandestin avec des suites catastrophiques. Elle ose enfin dire tout à son institutrice et dès lors la machine judiciaire se met en marche. Pour info, l’Irlande ne vient d’autoriser l’avortement que depuis mai 2018. Dans ce second tome, on retrouve Antoinette, qui essaie de se reconstruire et de créer une relation normale avec sa mère, pendant que son père n’a écopé que de 4 ans de prison pour 7 ans de sévices. Seulement voilà, au bout de 2 ans, il sort de prison et sa mère le laisse revenir dans leur maison. Les brimades, les insultes, les coups, le harcèlement moral, la soumission vont être le lot quotidien d’Antoinette jusqu’à ce jour où son père exige qu’elle quitte la maison. Antoinette va commencer une descente aux enfers et se retrouver enfermée dans un hôpital psychiatrique jusqu’à sa délivrance. Vous aurez compris que dès les premières lignes on s’attache à Antoinette, et que l’injustice qu’elle subit vous serre le cœur. Un témoignage très dur, mais où la vie gagne malgré tout.

Citation :

— p 13 : Ainsi, elle ne subirait pas de contre-interrogatoire, mais le tribunal voudrait savoir si elle avait été un tiers consentant dans ce qui s’était passé, ou la victime de viols répétés.

— p 19 : Joe Maguire avait reçu une condamnation à une peine de prison de quatre ans pour un crime qu’il avait perpétré durant sept ans. Il serait libre dans trente mois ; un tiers du temps qu’avait duré la souffrance d’Antoinette.

— p 144 : Quand tu rencontreras quelqu’un d’autre, ne dis rien sur ton père. Ne le dis à personne. N’en parle pas à tes amies et surtout pas aux hommes, pas si tu veux avoir un autre petit ami.

— p 334 : Non, je ne lui devais pas « tout », à Guillaume, je lui devais bien plus, il venait de me démontrer que pour aimer pleinement, intensément, la confiance et le partage sont indispensables, l’attente de l’autre ne suffit pas.

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